Le mot lui-même signifie “combat dans l’arène”. Le kalaripayat est considéré comme la plus ancienne forme traditionnelle de culture physique, d’autodéfense et de techniques martiales. Mais guérir est en un élément essentiel du kalarippayat.

Grâce à la connaissance des 107 points vitaux (ou marma) du corps, on pratique le Marma Chikista (qui consiste à exercer des pressions sur des points nerveux précis) avec une expertise toute martiale. Cette technique permettait jadis de soigner les blessures, les entorses et les fractures dues à la guerre. La légende populaire raconte comment le seigneur Parasurama créa le Kérala.
Il jeta sa hache de combat dans la mer et, quand elle toucha les flots, l’océan se retira. Parasurama, ayant réuni les qualités de guerrier et de sage, fut donc le premier gurukal (maître). Il choisit 21 disciples et leur enseigna le kalaripayatt pour protéger le Kérala et pour rendre populaire cet art martial. Hitsoriquement Il permit aux chefs tribaux de disposer de soldats préparés au combat, capables de défendre vaillamment leur territoire. Extrêmement populaire entre le XIIe siècle et le XVIe siècle, le kalarippayat est tombé en désuétude durant la période coloniale, avant de renaître après l’indépendance sous l’impulsion de grands maîtres. On enseigne les techniques martiales comme médicales aux étudiants, lesquels après des années de formation deviennent eux-mêmes des gourous.

il existe plusieurs styles de kalaripayat. L’un des plus intéressant que nous avons rencontré est le kathina yoga
